Concours de présentation par affiche en épidémiologie 2010

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École interdisciplinaire des sciences de la santé
Université d’Ottawa, Canada

Chaque année, les étudiants de premier cycle de troisième et quatrième années suivant le cours d’épidémiologie à l’École des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa, participent à un concours qui récompense les meilleurs projets de recherche en épidémiologie.

Les fruits de leurs travail — un article de recherche et une affiche présentée au grand public — sont de bons exemples de ce que produisent les étudiants de premier cycle à la fin de leur baccalauréat. Nous souhaitons vous présenter les lauréats du concours de 2011 et leur offrir nos félicitations pour leur contribution à la recherche épidémiologique.

Veuillez noter que ce(s) résumé(s) ne sont pas passés par le processus de revue par les pairs.


La dépression Postpartum

E. Guilbault, K. Guindon

La dépression postpartum est un trouble qui touche environ 13% des nouvelles mères au Canada. Celle-ci cause des problèmes propres à la dépression majeure, tels que des troubles d’anxiétés, une fatigue excessive, un état de confusion pouvant mené jusqu’au suicide. Aussi, l’enfant n’est pas épargné par cette maladie puisque l’état de la mère influe directement l’interaction qu’elle aura avec lui. La prévention tertiaire présentement en place pour contrer le problème de dépression chez les mères est inefficace. La prévention primaire et secondaire ont le potentiel de réduire la morbidité en s’attaquant au problème avant qu’il se manifeste. Présentement, en prévention primaire, rien n’est offert à toutes les femmes canadiennes pour cibler les femmes à risque. Des tests de dépistage tels que le Questionnaire des risques de grossesses devraient être implantés et des campagnes de sensibilisation touchant la population expliquant les risques de cette maladie devrait être créées. En prévention secondaire, la détection, effectuée grâce à l’évaluation par un professionnel de la santé, est la méthode la plus efficace. Celle-ci surpasse même l’échelle de dépression postpartum d’Edinbourg qui possède un sensibilité de 86% et une spécificité de 87%. En terme d’intervention, les approches personnalisées sont beaucoup plus efficaces que celles de groupe. De plus, les interventions s’échelonnant sur une période d’au moins un an après l’accouchement sont plus efficaces que celles seulement administrées quelques fois. Finalement, la recherche sur la prévention de la dépression postpartum doit être plus poussée et standardisée afin de pouvoir comparer sans équivoques les conclusions des articles.

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