Archives par mot-clé : Le sexe

La transmission du virus du papillome humain sans contact sexuel

Auteurs: Naweed Ahmed, Wakqas Kayani, Sahab Jamshidi, Suneil Bapat, Ahmed ImamovicPanteha Tavassol

(L’article est disponible en anglais seulement)

Résumé

Le virus du papillome humain (VPH) est une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues. Il existe quatre types de VPH : 6, 11, 16, et 18. Les types 6 et 11 causent les condylomes acuminés alors que les types 16 et 18 sont asymptomatiques chez les hommes, mais peuvent évoluer en cancer du col utérin chez les femmes. Bien que ce soit rare, un faible pourcentage d’hommes et de femmes ont reçu le diagnostic du VPH malgré l’absence de contact sexuel antérieur. Dans cette étude, nous discutons le cas d’un jeune homme de 15 ans de l’Asie du Sud qui a contracté un type inconnu de VPH à faible risque sans avoir eu de contact sexuel. Le VPH est extrêmement contagieux, mais en général, le système immunitaire est capable de contrôler l’infection et de prévenir l’apparition de condylomes acuminés. Dans ce cas, il est important d’empêcher la propagation d’infections virales. Plusieurs déterminants de la santé affectent la transmission du VPH, notamment le revenu, le statut social, le réseau de soutien social, l’éducation et l’alphabétisme, la culture, les environnements sociaux et physiques, ainsi que les services de santé. Pour contribuer à la prévention du VPH, l’éducation sexuelle devrait être enseignée dans les écoles dès un jeune âge et le vaccin Gardasil® devrait être administré aux femmes ainsi qu’aux hommes dès le bas âge afin de réduire le fardeau de la maladie et l’incidence du VPH.

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Les femmes d’Afrique subsaharienne touchées par le VIH/SIDA : toutes ensemble en danger

Auteurs : Isabel ARROYO & Dr. Sanni YAYA
Article en anglais.

Résumé

Cet article examine la prévalence et l’incidence du VIH/SIDA qui touche les femmes vivant en Afrique sub-saharienne. Les facteurs de risque que la littérature académique suppose comme étant à l’origine de l’augmentation des taux de VIH/SIDA chez les femmes d’Afrique sub-saharienne sont identifiés. Parmi les facteurs de risque abordés, figurent les facteurs biologiques, les parasites, la malnutrition, un faible statut socio-économique, la violence conjugale, la guerre, l’inégalité entre les sexes et le manque d’éducation. Ces facteurs de risque sont liés à plusieurs déterminants de la santé, y compris le niveau de revenu et le statut social, l’éducation et l’alphabétisme, l’emploi, l’environnement physique, le sexe et la culture. Les auteurs présentent leurs points de vue concernant l’endiguement de l’épidémie du VIH/SIDA, pensant surtout à réduire les effets de la pauvreté chez les femmes d’Afrique sub-saharienne.

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A critique of Gender Identity Disorder and its application

Auteur : Stefan MACDONALD-LABELLE
Article en anglais.

Résumé

Pour certains, avoir un trouble de l’identité sexuelle (TIS) devient la seule manière d’obtenir une inversion sexuelle chirurgicale (ISC). L’auteur va démontrer que, en fonction de son application, le TIS agit comme un mécanisme de régulation problématique.

L’auteur expliquera que les TIS normalisent une vision dichotomique de la notion de genre. C’est ainsi que les applications implicites du TIS permettent aux professionnels de la santé de consolider leur opinion relative à ce qu’est un comportement approprié en fonction du genre, ce qui normalise encore davantage la vision binaire de la notion de genre.

Les compagnies d’assurance exigent un diagnostic de TIS pour fournir une aide économique à ceux qui souhaitent obtenir une inversion sexuelle chirurgicale (ISC). Ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir une inversion doivent correspondre à un profil de TIS pour pouvoir obtenir une ISC. L’auteur va démontrer que c’est inacceptable, et que cela fait fonctionner le TIS comme un mécanisme de régulation.

Faire appel à un diagnostic de TIS risque de stigmatiser encore davantage le sujet qui souhaite avoir une inversion, car il doit avoir recours à la détresse comme mécanisme explicite de diagnostic. Le fait de devoir obtenir un diagnostic de TIS peut mener à l’intériorisation les côtés négatifs du diagnostic.

L’auteur fera une critique du TIS comme forme de psychopathologie, et le reliera à l’idée de TIS à titre d’appareil de régulation. L’auteur démontrera qu’il ne devrait pas y avoir de lien entre l’inconfort éthique et une inversion sexuelle chirurgicale exempte de tout TIS. Il montrera aussi que cette psychopathologie a des capacités normalisatrices qui enracinent encore davantage la dichotomie entre les genres.

Il est important d’envisager de supprimer la TIS du DSM, à condition toutefois de toujours offrir au sujet un soutien financier pour son inversion sexuelle chirurgicale sans qu’il ait besoin d’avoir recours à l’évaluation d’un professionnel de la santé mentale.

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