Tous les articles par Cendra Kidjo

Cendra Kidjo détient un Baccalauréat spécialisé en Science de la Santé avec mineure en Administration des Affaires à l'Université d'Ottawa. Elle a gagné le premier prix au concours provincial de français de l'Ontario en 2010. Elle a acquis de l’expérience dans le domaine de la recherche en travaillant avec plusieurs professeures à l'Université d'Ottawa notamment la Dre Linda Garcia et la Dre Angel Foster. Elle a aussi entrepris un stage de recherche en chimie à l'École Normale Supérieure de Lyon sous la supervision du professeur Philippe Maurin.

L’impact de la pratique factuelle sur le système de santé canadien

N’importe quel professionnel de la santé peut témoigner que l’apprentissage ne prend pas fin le jour de la remise de diplôme. Il est important de s’informer sur les faits les plus récents de la littérature scientifique afin de pouvoir recommander l’étalon-or aux patients. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Ceci est en partie dû au fait que ce qui est probable dans un environnement expérimental peut devenir incertain en contexte clinique (Naylor, 1995).

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L’accroissement des premiers soins psychologiques aux réfugiés de guerre et de catastrophes naturelles

Autrefois, la sélection des soldats au combat se basait sur leur résilience aux évènements traumatiques, mais depuis la deuxième guerre mondiale, les psychologues ont remarqué que « tout le monde peut craquer après un certain niveau de stress » (Magee, 2006; Almedom et Glandon, 2007). Ainsi, plusieurs outils ont été mis en place pour réhabiliter les vétérans de guerre à la société. Mais qu’en est-il des personnes qui ne participent pas à la guerre mais qui subissent les séquelles de ces conflits? En effet, en période de crise, de guerre, ou même de désastre naturel, la priorité est donnée à la santé physique des réfugiés ou sinistrés. Leur santé psychologique, quoiqu’importante, est peu discutée dans la littérature scientifique et pas du tout abordée dans les médias.

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Le lien entre le progrès vers l’atteinte des objectifs personnels et le bien-être : Y-a-t-il un espoir pour vos résolutions du nouvel an?

Le début de chaque année marque une opportunité pour reprendre sa vie en main (Dai, Milkman & Riis, 2014). En effet, plusieurs d’entre nous formulons des objectifs que nous aimerions atteindre. En 2015, l’objectif premier des personnes qui vivent aux États-Unis était la perte de poids (Statistic Brain Research Institute, 2015). Malheureusement, 8% seulement sont arrivés à atteindre leur objectif. Pourquoi est-il si difficile de rester engagé à ses résolutions du nouvel an? La réponse résiderait dans la formulation des objectifs.

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Le Pouvoir de l’Activité Physique: Une nouvelle prophylaxie contre la maladie d’Alzheimer

La mémoire est l’une des plus importantes fonctions du cerveau. Elle est nécessaire dans tous les aspects de notre vie. Malheureusement, une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux dégrade la mémoire et les fonctions cognitives de certaines personnes. Un nouveau cas de maladie neurodégénérative est diagnostiqué dans le monde toutes les quatre secondes (Brinke et al., 2013). Cela signifie que d’ici 2050, plus de 115 millions de personne dans le monde auront une forme de démence (Brinke et al., 2013). La condition la plus répandue est la maladie d’Alzheimer. De nos jours, le monde compte 47.5 millions de personnes atteintes, dont 747 000 Canadiens (Société d’Alzheimer du Canada, 2015). Si rien ne change, ce chiffre doublera à 1.4 millions d’ici 2031.  Pourtant, plusieurs recherches confirment les bienfaits d’un remède contre la perte de la mémoire : l’activité physique. En effet, un cas sur sept de la maladie d’Alzheimer pourrait être évité si les personnes sédentaires devenaient physiquement plus actives (Zafar, 2013). Selon une méta-analyse conduite en 2009, l’activité physique réduit de 45% le risque de développer la maladie d’Alzheimer (Hamer & Childa, 2009). Ceci est possible par deux voies : directe et indirecte.

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Dépression et suicide chez les professionnels de la santé

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la dépression est un trouble mental courant se caractérisant par une tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de dévalorisation de soi, un sommeil ou un appétit perturbé, une certaine fatigue et des problèmes de concentration (OMS, 2015). Environ 60% des personnes qui souffrent de cette maladie commettent le suicide au Canada (Statistique Canada, 2012). Les méthodes employées sont la pendaison, l’empoisonnement et les armes à feu. Les professionnels de la santé sont-ils plus à risque ?

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Ebola : La fameuse infection

Le 21 Mars 2014, le monde entier a assisté à une épidémie sortie de l’ombre : Ébola. Ce virus est responsable d’une fièvre hémorragique qui a décimé plusieurs villages et villes d’Afrique de l’ouest (Dixon & Schafer, 2014). Une variété d’animaux sauvages comme la chauve-souris frugivore, le singe et l’antilope des bois forment le réservoir naturel du virus. La transmission du virus se fait par contact direct avec les liquides biologiques (sang, urine, sueur, sperme, lait maternel, etc.) d’une personne infectée. Les personnes les plus à risque sont les agents de santé et, dans le cas courant, les proches d’un défunt contaminé lors des rites funéraires (OMS, 2014). Le diagnostic consiste en la détection de l’ARN ou des anticorps du virus Ébola dans le sang (Dixon & Schafer, 2014).

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L’impact du niveau de revenu et de la situation sociale sur la santé et la qualité de vie

En 1978, les chercheurs Wilkins et Adams ont démontré que les Canadiens plus riches bénéficiaient de douze années supplémentaires de bonne santé, comparés aux Canadiens pauvres. Près de quatre décennies sont passées et le problème perdure. Le lien entre la situation sociale et la santé est appelé une « inégalité sociale de la santé » (Association des facultés de médecine du Canada, 2014). C’est une situation injuste et évitable où les conditions socio-économique d’un individu déterminent ses risques de tomber malade, et les mesures à prendre pour prévenir ou guérir la maladie (OMS, 2008).

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