All posts by Jason Y. C. Chan

The over-prescription of Ritalin for suspected cases of ADHD

Authors: Jason Y. C. CHAN, Talisa A. DENNIS & Melissa A. MACLEOD

Abstract

Methylphenidate (Ritalin), the current leading form of treatment for Attention Deficit Hyperactivity Disorder (ADHD), has seen a dramatic increase in prescription rate over the past ten years. No contemporary biological basis for ADHD diagnosis results in physicians making their diagnoses based on behavioural symptoms such as hyperactivity and inability to focus. Considering that these symptoms are behaviours that anyone may express at one point in their life, the risk of over-diagnosis of the disease increases. This may subsequently lead to over-prescription of Ritalin. This paper aims to evaluate and identify the causes and effects of Ritalin over-prescription. Key literature on ADHD reveals that the diagnostic criteria for ADHD has undergone various modifications since the disease was first identified; therefore, different experts may have different opinions on what are regarded as symptoms of the disorder. Furthermore, recent research has demonstrated that Ritalin can increase cognitive performance in both healthy individuals and in ADHD patients. Such data indicates that Ritalin has the potential to be abused by healthy individuals looking to increase their cognitive performance. Correspondingly, Ritalin has been reported to be used by college students to boost their academic performance. In addition, the over-prescription of Ritalin raises several ethical issues: as children are the most common age group to be diagnosed with the disease, critics question whether prescribing a drug for a behaviourally based diagnosed disease is appropriate; also it is thought that the drug may affect the originality and creativity of the children which may hinder their personal development. While alternative behavioural therapy is available for the disorder, it tends to be more expensive and time consuming than a drug prescription; this may explain why Ritalin remains the dominant form of treatment. This paper concludes that the prescription of drugs for ADHD should be cautioned and that more time and resources should be invested on developing consistent diagnostic criteria as well as potential alternative treatments to drugs for the disorder.

Continue reading The over-prescription of Ritalin for suspected cases of ADHD

The over-prescription of Ritalin for suspected cases of ADHD

Auteurs : Jason Y. C. CHAN, Talisa A. DENNIS & Melissa A. MACLEOD
Article en anglais.

Résumé

Le méthylphénidate (Ritalin), qui est le traitement le plus souvent prescrit pour l’hyperactivité avec déficit de l’attention (HDA), a été de plus en plus prescrit au cours des dix dernières années. Vu l’absence actuelle de fondements biologiques du diagnostic de HDA, les médecins posent leur diagnostic en fonction de symptômes comportementaux, comme l’hyperactivité du sujet et son incapacité à fixer son attention. Étant donné que n’importe qui peut faire preuve de ces comportements à un moment de sa vie, le risque qu’on diagnostique trop souvent cette maladie augmente, ce qui peut provoquer de trop nombreuses ordonnances de Ritalin. La documentation relative à la HDA indique que les critères utilisés pour diagnostiquer cette maladie ont beaucoup changé depuis qu’elle a été identifiée pour la première fois, si bien que les experts ont des opinions diverses en ce qui concerne les facteurs pouvant être considérés comme des symptômes de ces troubles. De plus, de récentes recherches ont démontré que le Ritalin pouvait améliorer les facultés cognitives des gens bien portants tout autant que des sujets atteints de HDA. Les données indiquent que des gens sains cherchant à améliorer leurs facultés cognitives risquent d’abuser du Ritalin, et, d’ailleurs, on a signalé que des étudiants l’utilisaient pour améliorer leur rendement scolaire. De plus, la sur-prescription de Ritalin pose plusieurs questions éthiques. Les enfants étant le groupe pour lequel le HDA est le plus susceptible d’être diagnostiqué, les critiques se demandent s’il est approprié de prescrire un médicament pour une maladie à diagnostic comportemental qui, selon eux, risque de nuire à l’originalité et à la créativité des enfants, et donc d’entraver leur développement personnel. Même si d’autres thérapies comportementales existent pour cette maladie, elles ont tendance à être plus onéreuses et plus longues que la simple prescription d’un médicament, ce qui peut expliquer pourquoi le Ritalin demeure le traitement le plus fréquent. L’auteur conclut qu’il faut être prudent lorsqu’on prescrit des médicaments pour la HDA, et qu’il faudrait consacrer davantage de temps et de ressources à l’élaboration de critères de diagnostic plus cohérents, ainsi que d’autres traitements potentiels que les médicaments pour cette maladie. Continue reading The over-prescription of Ritalin for suspected cases of ADHD